Industrie automobile : le Maroc s’impose comme pôle d’investissement régional

Industrie automobile : le Maroc s’impose comme pôle d’investissement régional

Le Maroc confirme, en 2025, son positionnement stratégique dans l’industrie automobile au sein de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Selon les données disponibles, le Royaume a enregistré 23 projets d’investissement dans le secteur automobile, un niveau proche de celui de l’Égypte (27 projets) et largement supérieur à celui des Émirats arabes unis (15 projets), consolidant ainsi son attractivité industrielle.

Cette dynamique renforce le rôle du Maroc en tant que hub régional de production et d’exportation, porté par une base industrielle déjà solide, des écosystèmes structurés et un intérêt soutenu des constructeurs et équipementiers internationaux. L’industrie automobile marocaine continue ainsi de capter une part significative des investissements dirigés vers l’Afrique du Nord, région qui demeure l’un des principaux pôles automobiles de la zone MENA.

Le dernier trimestre de 2025 a été marqué par une activité soutenue à l’échelle régionale, avec 28 projets identifiés pour un investissement global estimé à 886,9 millions de dollars. Quatre de ces projets ont concerné directement le Maroc, confirmant sa présence constante dans les décisions d’investissement des acteurs du secteur.

Parmi les projets emblématiques, figure l’extension des installations de Renault à Tanger, avec le lancement prévu d’une nouvelle ligne de production dédiée aux véhicules électriques à l’horizon 2030. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à accompagner la transition vers une mobilité plus durable.

Le Royaume a également franchi une étape symbolique avec le démarrage de la production de la première voiture électrique locale par Neo Motors, sur son site d’Ain Aouda, illustrant la montée en gamme progressive de l’industrie nationale.

Sur le volet des équipementiers, Hirschmann Automotive a inauguré en novembre 2025 une nouvelle usine à Oujda, pour un investissement de 17 millions d’euros, générant environ 600 emplois. En décembre, le groupe français DEFTA a, de son côté, ouvert un nouveau site industriel à Tanger, spécialisé dans la fabrication de composants automobiles.

L’ensemble de ces projets confirme l’ancrage du Maroc dans la chaîne de valeur mondiale de l’automobile, tout en soulignant sa capacité à attirer des investissements orientés vers les technologies de demain, notamment la voiture électrique. Une trajectoire qui renforce la compétitivité industrielle du Royaume et son rôle de plateforme incontournable pour les investisseurs internationaux.

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