OFPPT : plus d’un milliard pour la communication, la formation en attente

OFPPT : plus d’un milliard pour la communication, la formation en attente

La polémique autour des dépenses du Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail refait surface, après la révélation de marchés de communication et de marketing ayant dépassé 1,1 milliard de centimes.

Des montants jugés excessifs par de nombreux observateurs, alors que les difficultés structurelles de la formation professionnelle demeurent largement inchangées.

Syndicalistes, acteurs associatifs et internautes s’interrogent sur la pertinence de ces choix budgétaires. Selon eux, les sommes engagées dans des campagnes de communication, de l’impression et de la visibilité institutionnelle n’ont pas eu d’impact tangible sur la qualité de la formation ni sur les conditions d’apprentissage des stagiaires. Le contraste est frappant entre l’image véhiculée et la réalité vécue dans plusieurs centres.

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Placée sous la direction de Loubna Tricha, l’institution était pourtant attendue sur un autre terrain : celui de l’investissement direct dans les équipements, la réduction de la surcharge des ateliers, l’amélioration des programmes et l’évaluation réelle des résultats en matière d’insertion professionnelle.

Pour ses détracteurs, le choix de privilégier la communication donne le sentiment que la forme a pris le pas sur le fond.

Plusieurs rapports et témoignages évoquent un secteur confronté à des problèmes persistants : manque de matériel, vétusté de certaines infrastructures, classes surchargées et absence de mécanismes clairs d’évaluation de la performance pédagogique.

Dans ce contexte, la multiplication de marchés liés à la communication apparaît déconnectée des priorités réelles.

La question de la gouvernance est également posée. La députée Salwa Bardaï a notamment alerté sur un climat de tension institutionnelle et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, de transparence et de reddition des comptes.

Elle s’interroge sur la légalité, la pertinence et l’efficacité de ces dépenses, ainsi que sur les responsabilités à établir en cas de dysfonctionnements avérés.

Au-delà du débat budgétaire, l’affaire relance une interrogation plus large sur l’usage des fonds publics. La communication institutionnelle est un outil légitime, mais lorsqu’elle devient prioritaire au détriment de l’amélioration concrète du service rendu, elle alimente le scepticisme et fragilise la confiance. Dans le cas de l’OFPPT, nombreux sont ceux qui estiment que la formation attend toujours des réponses, là où la communication a déjà trouvé ses moyens.

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