Des noms marocains cités dans les archives Epstein, sans accusation formelle

Des noms marocains cités dans les archives Epstein, sans accusation formelle

De nouveaux documents issus des archives liées à Jeffrey Epstein ont récemment ravivé le débat médiatique international, après la révélation de la présence de plusieurs noms marocains de premier plan dans des correspondances privées.

Parmi eux figure Mostafa Terrab, directeur général du Groupe OCP, cité à quatorze reprises, ainsi que l’homme d’affaires Othman Benjelloun, mentionné trente-deux fois dans ces échanges.

Selon le contenu rendu public, ces références s’inscrivent dans un cadre principalement relationnel et organisationnel. Les documents décrivent Mostafa Terrab comme une personnalité influente et respectée, certains échanges allant jusqu’à l’évoquer, à l’époque, comme une figure politique potentielle au Maroc durant les années 2011 et 2012. Aucune allégation pénale n’est toutefois formulée à son encontre.

Les archives font également état de contacts liés à l’organisation de séjours et de déplacements à Marrakech, ville régulièrement citée dans les correspondances. Ces échanges portaient essentiellement sur des aspects logistiques et relationnels, sans qu’aucun élément ne suggère une implication dans des activités illégales.

Par ailleurs, les documents révèlent que Jeffrey Epstein a envisagé, durant plusieurs années, l’acquisition d’un bien immobilier de luxe dans le quartier de la Palmeraie. Les discussions, menées avec l’intermédiaire de contacts locaux, portaient sur des questions architecturales et financières, notamment le coût élevé du projet, estimé à près de 50 millions d’euros. Ces négociations ont finalement été interrompues au printemps 2019, peu avant l’arrestation d’Epstein aux États-Unis.

Face aux interprétations suscitées par ces révélations, U.S. Department of Justice a tenu à rappeler que la simple mention de noms ou de pays dans ces documents ne constitue en aucun cas une preuve d’implication ou de culpabilité. La majorité des éléments publiés relèvent de correspondances personnelles ou professionnelles, sans valeur incriminante en soi.

Si ces révélations nourrissent inévitablement la curiosité et le débat public, elles soulignent surtout la nécessité de distinguer clairement entre présence dans des archives privées et responsabilité juridique. À ce stade, aucun fait établissant une implication répréhensible des personnalités marocaines citées n’a été mis en évidence.

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