CAN 2025 au Maroc : quand certains médias algériens cherchent la crise

CAN 2025 au Maroc : quand certains médias algériens cherchent la crise

Dans l’effervescence sportive et médiatique qui a accompagné la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, le constat général s’est imposé avec une évidence dérangeante pour certains : une organisation solide, une logistique maîtrisée et des stades opérationnels avant l’heure. Les supporters, eux, sont venus célébrer le football, pas régler des comptes imaginaires. Pourtant, au milieu de ce tableau maîtrisé, certains ont obstinément cherché une crise… quitte à l’inventer.

Soudain, des correspondants algériens ont glissé du rôle de témoins à celui de metteurs en scène. Le micro n’interroge plus, il suggère.

La caméra n’observe plus, elle tente de convaincre la réalité de se conformer à un scénario préécrit. Des spectateurs venus pour le spectacle se voient invités à jouer les protestataires, des slogans sont soufflés avant même d’être scandés. Ce n’est plus une erreur professionnelle, mais une inversion assumée de la mission journalistique.

L’ironie est que cette volonté de « fabriquer le chaos » s’est manifestée au pire moment : rapports internationaux élogieux, déroulement fluide, absence totale de dysfonctionnements sur le terrain. Malgré cela, certains persistent dans une pratique usée : vouloir masquer le soleil avec un tamis, puis accuser la lumière de partialité. Comme si reconnaître la réussite était devenu suspect, et la rigueur journalistique, optionnelle selon le contexte politique.

Le plus grave n’est pas l’offense faite au pays hôte, rapidement oubliable, mais celle infligée à l’intelligence du public. Fabriquer une crise organisationnelle ne crée pas un scoop : cela révèle une intention. Et lorsque le journaliste se mue en relais d’agendas, il perd son rôle avant même de perdre la confiance. Ici, pas d’enquête : de la fébrilité. Pas de critique : un naufrage professionnel enveloppé d’un discours nerveux.

Au final, le verdict est sans appel. Un récit fragile n’a pas résisté au poids des faits. Des stratégies opportunistes se sont heurtées au mur de la réussite. Le vacarme a tenté d’étouffer un succès qui n’avait nul besoin d’être défendu. Car la réalité ne se dirige pas derrière une caméra, et un grand événement ne se rapetisse pas par une vidéo maladroite. Quand la réussite est réelle, elle se voit. Le reste n’est que bruit.

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