Un nul qui dérange : les Lions de l’Atlas sous le feu des critiques

Un nul qui dérange : les Lions de l’Atlas sous le feu des critiques

Le match nul concédé par le Maroc face au Mali (1-1) en Coupe d’Afrique des nations a eu l’effet d’un révélateur brutal. Sur le papier, rien de dramatique : quatre points, une place de leader du groupe, et toujours la qualification à portée de main. Dans les faits, en revanche, la prestation a déclenché une vague de critiques, tant le contenu du jeu a semblé en décalage avec les ambitions affichées.

Les supporters espéraient une victoire rassurante, synonyme de qualification anticipée et de sérénité retrouvée. Ils ont eu droit à un spectacle hésitant, sans relief offensif, où la possession stérile a remplacé l’audace, et où chaque phase de construction donnait l’impression d’un exercice imposé plutôt que d’un projet maîtrisé. Résultat : la série de victoires s’est arrêtée, et la confiance collective a pris un coup.

Au centre du débat, les choix de Walid Regragui. L’entraîneur, autrefois encensé pour son pragmatisme, est aujourd’hui accusé d’un certain immobilisme tactique. Absence d’un onze stable, lenteur dans les ajustements, manque d’automatismes offensifs : autant de signaux qui alimentent le procès en « panne d’idées ». La satire n’est jamais loin : une équipe qui vise le titre, mais joue comme si elle négociait encore sa phase de rodage.

Face à la tempête médiatique, quelques voix appellent au calme, rappelant que la critique doit servir la correction et non la démolition. Argument recevable. Mais à force de demander de la patience, on finit par transformer la prudence en doctrine officielle. Or, dans une compétition disputée à domicile, l’indulgence a ses limites. Le public ne réclame pas des miracles, seulement un cap clair.

La prochaine rencontre contre la Zambie s’annonce dès lors décisive, non seulement pour la qualification, mais surtout pour le récit que l’équipe veut imposer. Soit une réaction nette, traduisant une vraie remise en question. Soit une confirmation des doutes, qui transformerait la tête du groupe en mirage statistique.

En football comme en politique, les chiffres peuvent masquer la réalité… un temps seulement. Et quand le discours ne colle plus au terrain, ce sont les résultats – et le jeu – qui finissent par voter.

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