
Justice sociale : la CDG plaide pour un investissement préventif durable
Justice sociale : la CDG plaide pour un investissement préventif durable
Dans un contexte international marqué par l’enchevêtrement des crises économiques, sanitaires, climatiques et géopolitiques, le Maroc entend faire de la justice sociale un levier stratégique de stabilité et de développement.
C’est le message central porté par Khalid Safir, directeur général de Caisse de Dépôt et de Gestion, lors de sa participation au 10ᵉ Forum parlementaire international de la justice sociale, tenu lundi à Chambre des Conseillers, sous le Haut Patronage de le Roi Mohammed VI.
Intervenant devant des responsables institutionnels et des experts nationaux et internationaux, Khalid Safir a souligné que les crises actuelles ne peuvent plus être considérées comme conjoncturelles. Elles forment désormais un système de risques permanents et interdépendants, exerçant une pression croissante sur les finances publiques, les trajectoires de croissance et la cohésion sociale.
Face à cette réalité, il a plaidé pour un changement de paradigme, appelant à dépasser les réponses correctives traditionnelles au profit d’un investissement social préventif et de long terme.
Le directeur général de la CDG a rappelé que cette orientation s’inscrit pleinement dans la dynamique réformatrice que connaît le Maroc, où la justice sociale, l’équité territoriale et la généralisation de la protection sociale constituent des piliers du nouveau modèle de développement.
Une dynamique portée par les Hautes Orientations Royales, qui font de la résilience sociale un fondement de la stabilité et de la confiance des citoyens dans les institutions.
Abordant la question des inégalités, Khalid Safir a estimé que leur lecture ne peut plus se limiter aux écarts de revenus. Les disparités se manifestent désormais dans l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi, au logement et aux services publics, mais aussi à travers des fractures territoriales persistantes.
Plus préoccupant encore, a-t-il souligné, est le caractère intergénérationnel de ces inégalités, lorsqu’elles se transmettent d’une génération à l’autre, compromettant l’égalité des chances.
Dans ce cadre, il a rappelé le message royal affirmant qu’« il n’y a pas de place, aujourd’hui ou demain, pour un Maroc avançant à deux vitesses », considérant cette vision comme l’essence même de la justice sociale, non pas en tant que revendication sectorielle, mais comme condition de l’unité et de la cohésion du parcours national.
S’agissant du rôle de la CDG, Khalid Safir a expliqué que l’institution appréhende la justice sociale comme une responsabilité d’investissement public envers le présent et l’avenir.
À ce titre, la CDG contribue directement à la mise en œuvre de politiques publiques à fort impact social, notamment à travers la gestion et la sécurisation du versement des aides sociales, garantissant la fiabilité des dispositifs, la transparence des opérations et l’accès effectif des bénéficiaires à leurs droits.
La CDG joue également un rôle central dans la gestion des régimes de retraite, en veillant à la protection des droits acquis et à la soutenabilité des systèmes face aux défis démographiques et financiers. Parallèlement, elle déploie des investissements structurants en faveur de l’entrepreneuriat, de l’innovation et de la création d’emplois durables, tout en accompagnant le développement des infrastructures et des pôles territoriaux à fort impact économique et social.
En conclusion, le directeur général de la CDG a affirmé que l’ambition de l’institution est de faire de la justice sociale une réalité concrète et mesurable, perceptible dans le quotidien des citoyennes et des citoyens, et de la consacrer comme un investissement stratégique au service de la résilience, de la cohésion sociale et du développement durable.






