CAN 2025 : un journaliste algérien expulsé pour défaut d’accréditation

CAN 2025 : un journaliste algérien expulsé pour défaut d’accréditation

Dans un contexte marqué par une sensibilité accrue et une rigueur organisationnelle assumée, les autorités marocaines ont procédé au rapatriement du journaliste algérien Kamal Mehwi, correspondant de la chaîne Ennahar, après avoir constaté l’absence d’accréditation officielle l’autorisant à couvrir les compétitions de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. La décision, exécutée lundi, a rapidement suscité de nombreux débats au sein des milieux médiatiques.

Cette mesure n’est ni le fruit d’une réaction improvisée ni celui d’un emballement conjoncturel. Elle fait suite à un contrôle qualifié de routinier effectué dans l’une des infrastructures liées à la compétition. Une procédure classique dans sa forme, mais déterminante dans ses conclusions, ayant révélé que le journaliste exerçait son activité en dehors du cadre réglementaire établi par la Confédération africaine de football, constituant ainsi une infraction manifeste aux règles en vigueur lors des grands événements sportifs continentaux.

Les textes encadrant l’organisation de la CAN sont explicites. Tous les représentants des médias, sans exception, sont tenus d’obtenir une accréditation préalable via une plateforme électronique dédiée, soumise à validation par le comité d’organisation avant le coup d’envoi de la compétition. Une procédure stricte, fermée à toute interprétation, particulièrement en ce qui concerne l’accès aux stades, aux zones mixtes et aux espaces officiellement réservés à la presse.

Toutefois, l’aspect purement administratif de l’affaire s’est rapidement imbriqué dans une dimension plus sensible. Le journaliste concerné avait, en amont, diffusé des contenus médiatiques formulant des critiques sévères à l’égard de l’organisation du tournoi. Un ton tranchant qui a provoqué des réactions contrastées : certains y voyant l’expression légitime d’une liberté journalistique, d’autres estimant qu’il s’agissait d’un manquement aux standards professionnels attendus dans le cadre d’une compétition sportive internationale, où neutralité et retenue restent de mise.

Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas été homogènes. Une partie des internautes algériens a d’ailleurs exprimé des réserves quant à la démarche du journaliste, rappelant que le respect des règles, tout comme l’adhésion aux principes déontologiques du métier, demeure une condition essentielle de toute couverture médiatique transfrontalière, indépendamment des lignes éditoriales adoptées.

Au final, l’épisode semble davantage illustrer un choix assumé de fermeté organisationnelle de la part du pays hôte qu’un affrontement médiatique ou politique. Un message discret, mais sans ambiguïté : dans les grandes compétitions, les règles ne relèvent pas de la recommandation. La presse est un partenaire central de la réussite de l’événement, à condition d’évoluer dans le cadre établi. En dehors de celui-ci, aucune zone grise ne subsiste.

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