Royal Air Maroc face aux pertes malgré le soutien public de l’État

Royal Air Maroc face aux pertes malgré le soutien public de l’État

Malgré les importants appuis financiers dont elle a bénéficié ces dernières années, Royal Air Maroc continue d’enregistrer des pertes financières, relançant le débat sur l’efficacité du soutien public accordé au transporteur national et sur les mécanismes de gouvernance qui l’accompagnent.

La question a récemment été portée au Parlement par la députée Hind Rtal Benani, qui a adressé une question écrite au Ministère du Transport et de la Logistique.

Elle y interroge le gouvernement sur les résultats concrets des aides accordées à la compagnie, notamment après les plans de sauvetage mis en place en 2020, au plus fort de la crise sanitaire ayant durement frappé le secteur aérien mondial.

La parlementaire s’est également penchée sur les raisons expliquant la persistance des pertes financières et le recul du classement international de Royal Air Maroc, tant en matière de qualité de service que de rentabilité, en dépit des ressources publiques mobilisées.

Elle a demandé des éclaircissements sur le rôle de suivi et de contrôle exercé par le ministère de tutelle, ainsi que sur les mesures envisagées pour améliorer durablement la performance de l’entreprise.

Au cœur de ce questionnement figure le principe de responsabilité et de reddition des comptes, jugé essentiel lorsque des fonds publics importants sont engagés.

La députée appelle à une meilleure visibilité sur l’utilisation de ces ressources et sur la stratégie future de la compagnie, afin de garantir que le soutien de l’État produise les effets attendus.

De son côté, le gouvernement met en avant l’importance stratégique de Royal Air Maroc pour l’économie nationale, le tourisme et la connectivité internationale du Royaume.

Des financements conséquents et des prêts garantis par l’État ont été mobilisés pour assurer la continuité de l’activité, moderniser la flotte et renforcer la compétitivité de la compagnie dans un environnement fortement concurrentiel.

Toutefois, selon plusieurs observateurs, ces efforts n’ont pas encore permis d’améliorer de manière significative les indicateurs financiers ni la position de la compagnie sur la scène internationale. Les défis structurels demeurent importants, entre hausse des coûts d’exploitation, pression concurrentielle régionale et exigences accrues des passagers en matière de qualité et de ponctualité.

Entre impératif de soutien public et exigence de réforme en profondeur, le dossier Royal Air Maroc reste donc au centre du débat.

La question clé demeure celle de la transformation du soutien de l’État en un véritable levier de redressement durable, capable de restaurer la performance financière et la crédibilité internationale du transporteur national.

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