Eaux et Forêts : un rapport officiel révèle de graves dysfonctionnements
Un récent rapport de la Cour des comptes met en lumière des dysfonctionnements préoccupants au sein de l’Agence nationale des eaux et forêts.
L’institution de contrôle évoque des pertes financières, des faiblesses structurelles et un recul notable dans la mise en œuvre des programmes de reboisement, malgré l’augmentation des budgets alloués au secteur.
Selon les données publiées, le taux de réalisation des opérations de reboisement est passé de niveaux élevés en 2014 à environ 80 % en 2023.
Cette baisse intervient paradoxalement dans un contexte d’efforts financiers accrus, soulevant des interrogations sur l’efficacité de la gestion et l’optimisation des ressources publiques.
Le rapport souligne également des irrégularités dans les marchés liés à l’acquisition de plants forestiers, marqués par une hausse significative des coûts unitaires et une accumulation annuelle de plants non utilisés. Ces éléments traduisent, selon les observations, des lacunes en matière de planification, d’évaluation et de coordination intersectorielle.
Des soupçons de conflits d’intérêts dans certaines procédures d’attribution de marchés sont également mentionnés, renforçant les appels à un renforcement des mécanismes de contrôle interne et de transparence.
Au-delà des chiffres, ce rapport pose la question de la gouvernance d’un secteur stratégique pour l’équilibre écologique et le développement durable du pays. L’Agence est désormais appelée à engager des mesures correctives concrètes afin de restaurer la confiance et d’assurer une gestion rigoureuse d’un patrimoine naturel vital.

